Traitement d'eau

Traitement d'eau de puits

Fer, manganèse, soufre, tanins et turbidité : traitement des eaux de puits privés.

Un puits, c'est une eau unique

Deux puits voisins ne donnent pas la même eau. La géologie, la profondeur, l'âge du forage et le scellement font varier le fer, le manganèse, le soufre, les tanins et la turbidité. C'est le cas où l'analyse de laboratoire n'est pas une formalité mais le point de départ absolu.

Le fer

Il tache la porcelaine et le linge en roux, colmate les filtres et encrasse les résines d'adoucisseur. Selon sa forme — dissous ou déjà précipité — on l'oxyde puis on le filtre, ou on le retient directement. Les deux cas n'appellent pas le même appareil, et c'est l'analyse qui les distingue.

Le manganèse

Il produit des taches noires et se traite souvent avec le fer, mais il exige généralement des conditions plus exigeantes, notamment de pH. Une installation qui règle le fer sans régler le manganèse est fréquente et se voit à la couleur des dépôts.

Le soufre

L'odeur d'œuf pourri vient le plus souvent d'hydrogène sulfuré. Elle peut provenir de l'eau elle-même ou du chauffe-eau. La distinction se fait simplement : si l'odeur n'apparaît qu'à l'eau chaude, c'est le chauffe-eau qu'il faut regarder avant d'acheter un système.

Les tanins

Ils donnent une eau ambrée, souvent dans les secteurs de tourbières. Ils ne sont pas dangereux en soi mais résistent aux traitements courants et nuisent à l'UV en absorbant la lumière. Leur traitement demande une résine particulière.

La turbidité et les sédiments

Un puits qui produit du sable use les pompes et bouche tout ce qui suit. Avant d'empiler des filtres, il vaut la peine de faire vérifier le puits lui-même : crépine, niveau de la pompe, état du tubage.

L'ordre des appareils

C'est le point que les installations improvisées ratent le plus souvent. Sédiments, puis oxydation et fer, puis adoucissement, puis charbon, puis UV en dernier : chaque étage protège le suivant. Un UV placé avant la déferrisation devient inefficace en quelques semaines.

La potabilité

Un puits privé n'est pas surveillé par un réseau public. C'est au propriétaire de faire analyser son eau en laboratoire accrédité et de suivre ce que recommande sa municipalité. Un installateur choisit un équipement à partir du rapport ; il ne déclare pas une eau potable.